Chez Atos, le plan de sauvetage prend l’eau [LES ECHOS]

 

Cet excellent article des Echos, un peu plus fouillé qu’à l’accoutumée où les articles, format 8ème de pages, laissent un peu le lecteur sur sa faim, va dans le même sens que les 6/7 derniers articles du blog avec quelques petites news complémentaires comme la réunion de la dernière chance ce mardi 16 entre Mustier et Kretinsky, également évoquée aussi par La LETTRE A. Bien-entendu le blog n’est pas parfait, son français laisse à désirer, j’ai un master en management et aucune formation journalistique. J’ai eu seulement 13/20 au Bac de Français, et je n’ai ni directeur de la rédaction , ni adjoint, ni assistante et encore moins des assistantes spécifiques à la relecture pour traquer les fautes de syntaxes et de français, et en plus, comme disait Coluche dans son scketch sur les journalistes, sur cet article Les Echos s’y sont mis à plusieurs !  🙂

Ma conclusion au travers de la lecture de cet article fouillé au style littéraire plaisant, est que pour 2024 je vais essayer d’améliorer mon style littéraire, mais ça voudra dire moins d’articles et pour certaines news chaudes, qu’il faudra que je fasse le choix entre rapidité de publication et style littéraire, mais en tout cas quant à la qualité des informations, le blog n’a pas à rougir. Si je voulais faire du zèle, je pourrais presque dire que le titre « le sauvetage prend l’eau », s’inspire de notre titre « deal Kretinsky, il y a de l’eau dans le gaz » 🙂

Enfin, ce qui est très intéressant dans cet article que je classe dans le top 3 des meilleurs articles des Echos sur Atos sur les 12 derniers mois, c’est qu’ils se mouillent pour une fois avec une vision très pessimiste du devenir d’Atos par les auteurs, ou plus précisément vision très pessimiste de la situation financière et donc du cours de bourse.

Je dois néanmoins corriger une erreur des journalistes qui disent que selon eux David Layani devrait obtenir prochainement un siège au conseil d’admnistration. Il s’agit d’une erreur Des Echos. Atos a d’ores et déjà accepté de donner un siège au conseil d’administration qui pour l’instant refuse car il en voulait 3 et accepter ce siège, cela signifierait valider que le ratio 11.4% = 1 siège est un ratio équitable alors que David Layani estime que compte tenu de la dilution de l’actionnariat, cela vaut 3 sièges. Selon des actionnaires qui ont reconté Mustier, il aurait dit à David Layani : « si vous voulez deux sièges, je vous les donnes si vous montez à 14%, démarche très maline de Mustier qui a fait le calcul que David Layani n’a pas les fonds pour monter à 14%. Carlyle n’a pas prête 500M€ pour monter au capital de Atos mais uniquement pour acheter un des actifs d’Atos ce qui est différent. Jamais Carlyle ne prendrait le risque de prêter 500M€ à David Layani pour racheter des actions d’Atos d’une société à deux doigts d’une procédure collective. Mon Dieu, je fais encore partie d’eux car amateurs, mais que les PP sont naifs parfois, y compris certains très gros petits porteurs.

Cette info est sûr et certaine, Atos a accepté de donner un siège à Onepoint et Onepoint a refusé la proposition. 

 

COPYRIGHTS LES ECHOS –

La vente d’une partie des activités d’Atos au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky est sérieusement compromise. Le groupe informatique, étranglé par les dettes, est lancé dans une course contre la montre pour échapper au scénario catastrophe. Le cours plonge en Bourse.

Par Gwénaëlle BarzicIsabelle CouetLeïla Marchand

Publié le 12 janv. 2024 à 17:47Mis à jour le 12 janv. 2024 à 18:29
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En ce début d’année, les téléphones chauffent au siège d’Atos. Au bout du fil, des clients restés fidèles à l’ancien fleuron informatique désespèrent d’obtenir des réponses. Car la signature tant attendue de la vente de la branche infogérance d’Atos au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky n’a toujours pas eu lieu. Selon plusieurs acteurs du dossier, la transaction, censée offrir une planche de salut à l’entreprise de 100.000 salariés, est même compromise. Un coup de théâtre, encore un, dans le feuilleton ahurissant de la descente aux enfers de la société, qui joue désormais sa survie.

En ce début d’année, les téléphones chauffent au siège d’Atos. Au bout du fil, des clients restés fidèles à l’ancien fleuron informatique désespèrent d’obtenir des réponses. Car la signature tant attendue de la vente de la branche infogérance d’Atos au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky n’a toujours pas eu lieu. Selon plusieurs acteurs du dossier, la transaction, censée offrir une planche de salut à l’entreprise de 100.000 salariés, est même compromise. Un coup de théâtre, encore un, dans le feuilleton ahurissant de la descente aux enfers de la société, qui joue désormais sa survie.

Selon nos informations, une nouvelle réunion entre les deux parties doit se tenir dans quelques jours. Un rendez-vous de la « dernière chance » est programmé entre l’ex-banquier Jean-Pierre Mustier, président d’Atos, et le milliardaire qui collectionne les emplettes en France. Un face-à-face donc entre deux hommes rompus aux négociations marathon et réputés rudes en affaires.

« La probabilité que le deal se fasse est très faible, je dirais 10 % », lâche un proche du dossier. « Il y a plus de chances que l’accord ne se fasse pas », abonde un autre. Personne ne se risque toutefois – pour l’instant – à prononcer l’arrêt de mort de la transaction, cruciale pour sortir Atos de l’ornière.

Atos et Daniel Kretinsky n’ont pas souhaité faire de commentaire sur ces informations.

Des négociations enlisées

Débarrassée de son activité d’infogérance (Tech Foundations), déficitaire et sans perspective de croissance, l’entreprise était censée se relancer en se recentrant sur ses activités porteuses – cybersécurité, cloud, numérique – rassemblées dans une nouvelle entité baptisée « Eviden ». C’est en tout cas le scénario présenté par Atos dans la torpeur de l’été 2023.

C’est un communiqué surprise, le 3 janvier de cette année, qui a donné l’alerte. Sobrement intitulé « point de marché », il suggère qu’un revirement complet se dessine. Le groupe explique ainsi que les négociations avec le Tchèque se poursuivent « sans certitude qu’elles aboutissent à un accord ». Et, lors d’un rapide point téléphonique avec les investisseurs, le directeur financier d’Atos ne cache pas l’enlisement. « De nombreux sujets sont toujours en discussion, c’est plus long que prévu », reconnaît l’américain Paul Saleh, qui recense trois aspects toujours en débat avec les équipes de Daniel Kretinsky, « le prix à payer, la structure de l’opération et le transfert d’une très grande partie des passifs attachés ». Tout reste à faire, en somme.

Le communiqué officialise aussi l’intérêt d’Airbus pour la division de cybersécurité BDS, « la pépite » d’Atos – même si son étoile a pâli – dont la vente était jusque-là un tabou. Enfin et surtout, la possibilité de recourir à « des mécanismes de protection juridiques » pour encadrer les discussions est évoquée. En clair, Atos agite la menace d’une procédure de type conciliation ou sauvegarde.

Sans doute une manière de faire pression sur les uns et les autres pour qu’une issue soit trouvée, en particulier les banques créancières de l’entreprise dont le feu vert est incontournable. Mais la simple mention d’une telle hypothèse pour un groupe qui gère les infrastructures de clients de premier plan, à commencer par l’administration et l’armée françaises, montre qu’il y a le feu au lac.

« Il y a quelques mois, on avait deux scénarios : Airbus rachetant BDS, qui semblait très hypothétique, et Kretinsky s’emparant de Tech Foundations, qu’on jugeait quasiment fait. Maintenant c’est l’inverse ! » résume une personne qui suit de près l’affaire.

Entre tollé politique et révolte des actionnaires

Que s’est-il donc passé pour que le scénario phare – qui avait fait l’objet d’un accord l’été dernier – puisse voler en éclat six mois plus tard ? D’abord, les modalités opaques et complexes de la transaction ont provoqué une levée de boucliers. L’opération imaginée par le financier Bertrand Meunier, l’ancien président d’Atos poussé vers la sortie, prévoyait entre autres que Daniel Kretinsky prenne une participation minoritaire au sein d’Eviden, la partie stratégique d’Atos, dans le cadre d’augmentations de capital. Tollé auprès de certains sénateurs de droite et dans les rangs des militaires – alarmés d’une « perte de souveraineté » dans des technologies notamment utilisées pour la simulation nucléaire.

Ce scénario a aussi ulcéré une partie des actionnaires, qui refusent d’être dilués. Ils soupçonnent un montage financier trompeur, cachant un prix de vente négatif de l’infogérance et une valorisation artificiellement flatteuse du reliquat Eviden.

Difficile en effet de retrouver ses petits dans le communiqué alambiqué annonçant le projet de vente le 1er août. « In fine, cela fait plutôt ressortir un prix de cession négatif d’environ 500 millions d’euros, très en dessous de nos estimations et probablement de celles du marché », estimait l’analyste d’Oddo Nicolas David, le 2 août.

Depuis le remplacement, en octobre, de l’inflexible Bertrand Meunier, par Jean-Pierre Mustier, ancien haut gradé de la Société Générale au cuir épais, une redéfinition semblait non seulement possible mais presque inévitable. Une réouverture des discussions avec le clan Kretinsky comportait évidemment un risque : que celui-ci renâcle à mettre plus d’argent sur la table, étant le seul acheteur sur les rangs. Voire qu’il finisse par jeter l’éponge.

Contexte tendu en coulisses

Le contexte est toxique. Depuis l’été, les procédures judiciaires se multiplient à l’encontre des dirigeants et membres du conseil d’administration du groupe. Le 1er décembre, la tension monte d’un cran avec la lettre d’un fonds actionnaire d’Atos. La missive émane d’Alix AM, détenu par un personnage peu conventionnel : Hervé Vinciguerra, un riche homme d’affaires mêlé aux déboires d’Anticor, l’association qui attaque des patrons et ministres sur des faits de corruption. Le financier brandit la menace de poursuites au pénal pour « faute de gestion » si la cession de Tech Foundations, qu’il juge « destructrice de valeur », est menée à bien. Le fonds basé à Singapour agite aussi la possibilité de réclamer une indemnisation d’au moins 1 milliard d’euros !

« Mustier n’a pas voulu être rémunéré pour sa mission à durée déterminée chez Atos, ce serait donc le comble, pour lui, s’il était poursuivi en responsabilité ! » décrypte un observateur.

L’homme qui a restructuré le géant italien Unicredit et qui ne manque jamais de rappeler ses états de service de parachutiste, goûte peu à l’intimidation. Il adresse une fin de non-recevoir à Alix AM. Il n’empêche, la prudence s’impose. C’est le message que martèle Darrois, le cabinet d’avocats du groupe.

Jean-Pierre Mustier doit aussi tenir compte d’un autre actionnaire : David Layani, président fondateur de la société Onepoint, soutenu par le fonds Carlyle, qui a dépassé en fin d’année le seuil de 11 % du capital d’Atos. Ce quadragénaire affable, qui fréquente le beau monde – il est proche de Nicolas Sarkozy -, misait sur une rallonge comprise entre 350 et 400 millions d’euros. Des attentes présomptueuses face à un Daniel Kretinsky en position de force.

Mais comme l’a affirmé une source aux « Echos », confirmant les informations de la « Lettre », Atos est allé encore plus loin, avec une demande à 500 millions d’euros. Le Tchèque, prêt à faire un effort, en propose jusqu’à 170 millions.

Le come-back d’Airbus

Si l’opération avorte, le come-back d’Airbus, qui avait un temps regardé le dossier début 2023 avant de le refermer, fournit un socle pour un plan B. Mais l’opération en est encore à un stade préliminaire et nécessiterait probablement deux à trois mois de discussions pour déboucher sur une signature. Surtout, elle ne résoudrait pas tout. Alors que BDS, qui comprend les activités les plus attractives d’Atos, valait encore 3 milliards d’euros selon les analystes en 2022, l’offre d’Airbus le valorise seulement « entre 1,5 et 1,8 milliard ». A peine plus que le chiffre d’affaires de cette branche où travaillent environ 10.000 personnes.

Pour éviter la faillite, et financer possiblement lui-même la lourde restructuration de Tech Foundations, le groupe devrait donc consentir à d’autres cessions d’actifs. Des sources évoquent une vente de Worldgrid, filiale dans le giron d’Eviden spécialisée dans l’énergie. Une augmentation de capital semblerait aussi inévitable, au grand dam des actionnaires.

 

Dans ce nouveau chapitre, David Layani, qui tente un coup de poker pour faire grandir sa société à vitesse grand V, se verrait déjà bien comme le nouveau capitaine industriel du dossier, au côté de Jean-Pierre Mustier. Les yeux rivés sur le cours de Bourse qui chute de 30 % depuis le début de l’année, l’entrepreneur pressé échafaude des scénarios avec son armée de conseils. Mais à ce stade, il attend toujours qu’Atos accède à sa demande de sièges au conseil d’administration. Selon une source, il pourrait obtenir un représentant prochainement. [Ndrl blog: voir introduction, erreur des journalistes Des Echos, Atos est d’accord c’est Layani qui refuse et en veut plus. Le blog est 100% sûr de cette info]

Les clignotants financiers au rouge

Ce plan B en cours d’élaboration devra aussi rapidement convaincre les acteurs financiers. Côté banques, le front se fissure. Selon plusieurs sources, un établissement français de premier plan serait tenté de réduire son soutien à Atos.

S&P Global Ratings pourrait, quant à lui, sévir à la fin du mois si la cession de Tech Foundations n’est pas conclue. Le 27 novembre, la puissante agence avait lancé un avertissement clair : « Nous pourrions abaisser la notation de plusieurs crans début 2024 si Atos ne parvenait pas à refinancer sa dette, faute de mesures suffisantes, car cela déboucherait sur une faible liquidité. » A l’inverse, S&P maintiendrait la note si la transaction aboutit.

Les clignotants ont depuis longtemps viré au rouge. Atos croule sous les dettes. Pris dans une spirale infernale depuis 2021 et sa sortie du CAC 40, le groupe créé en 1997 doit rembourser plus de 2 milliards d’euros au cours des deux prochaines années, dont 1,5 milliard d’euros de prêts bancaires arrivant à échéance dans un an, alors qu’il brûle de la trésorerie à un rythme inquiétant : déjà 1 milliard, rien que sur les six premiers mois de 2023.

Pris dans des vents contraires depuis trop longtemps, Atos n’avait pas besoin de cet ultime coup de tonnerre, qui risque pour de bon de faire fuir ses clients. Sans oublier ses employés, ballottés d’annonces en contre-annonces depuis des années. D’après un consultant du secteur, qui a d’ailleurs cherché à recruter chez eux, les meilleurs talents ont déjà filé vers des horizons plus cléments. Peut-on vraiment sauver le soldat Atos ?

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/chez-atos-le-plan-de-sauvetage-prend-leau-2046099

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