Décryptage de l’article-interview du FIGARO – Jean-Pierre Mustier se présente en « chef de guerre » et « en mission » pour sauver ATOS [Article-blog]

 

Pourquoi « décryptage ?

Parce que même si le communiqué du 3 janvier, réalisé sous les fourches caudines de l’AMF qui avait imposé sa trame, était d’une transparence unique dans l’histoire d’Atos, cet interview du 5 janvier dans Le Figaro apporte des précisions qu’il convient de lire entre les lignes et quelques couacs et/ou imprécisions malgré tout.

Par exemple, la fourchette de prix de BDS (dite ZOPA) d’une ampleur très importante de 300M€ fait un peu désordre alors que Mustier parle de grandes certitudes d’aboutir à un accord.

Rappelons-nous qu’il y a 11 mois de cela et deux mois durant, dans le cadre de discussions exclusives sur l’acquisition de 30% d’Eviden, Airbus avait  mandaté le meilleur cabinet au monde en Due Diligence, Alcaraz & Marsal (A&M) et un deuxième grand de l’audit Ernst & Young (E&Y) pour auditer les comptes d’Eviden et faire une Due Diligence en long en large et en travers sur Eviden, et donc à fortiori sur BDS et qu’ils connaissent d’ores et déjà chaque ligne du Bilan et des Comptes d’Eviden, dont BDS fait partie.

Aussi, l’on peut donc se dire, que si malgré une connaissance du dossier si pointue par Airbus, 300M€ sépare quand même les deux parties (en discussions préliminaires pourtant depuis fin novembre), car vous aurez tous compris que 1.5Md€ est le prix proposé par Airbus et 1.8Md€ le prix demandé par Mustier, dès lors la partie est très loin d’être gagnée, puisqu’on le verra plus loin, c’est aussi la même somme qui sépare également Mustier et Kretinsky d’un accord sur TFCo.

En résumé, l’introduction de ce « décryptage » montre déjà que sur l’élément principal porté récemment à la connaissance des actionnaires, l’horizon est très très loin d’être limpide comme l’horizon de la photo d’illustration !

 

JP, CHEF DE GUERRE

Énorme changement vis-à-vis de Meunier qui était un chef tyrannique, mais parlait « de la société », Mustier c’est le contraire. Il semble ouvert au dialogue mais se met clairement en avant. « Maintenant, Atos c’est moi. » et « je sais être dûr, vous allez voir ce que vous allez voir  » ! 

D’ailleurs les actionnaires de son fonds PEGASUS, fonds dit SPAC (Special Purpose Acquisition Company) se  souviennent de sa dureté en affaires, ça leur a couté quelques dixième de % en perte (les frais d’entrée et sortie) et zéro rendement pendant 2 ans. Il a été si dur en affaires, qu’en deux ans, il a réussi à trouver zéro proie pour son SPAC Pégasus.

Qu’est-ce qu’un SPAC ?

C’est un fonds qui lève des capitaux puis s’introduit en bourse. Une fois les formalités faites, elle va chercher une proie, une société à acquérir non cotée qui va bénéficier du travail fait en amont par le SPAC et en une seule transaction se vend au SPAC et devient cotée en bourse, via le SPAC. Puis le SPAC et la proie fusionnent. C’est une façon simple d’accéder au marché du Private Equity sans passer par des IPO souvent surrévaluées.

Pour les investisseurs du fonds, la sécurité, c’est que les fonds sont délimités pour un but précis, acheter une société, dans une fourchette de prix précise et une activité précise. Le SPAC a cependant une contrainte, une durée limitée de 24 mois pour trouver sa proie.

Après avoir été démis de Unicredit par le président du board en 2020 , JP a créé le SPAC PEGASUS, qui au bout de 2 ans s’est finalement mis en liquidation amiable anticipée (voir article détaillé du Figaro).

Donc pour l’instant, la dureté en affaires de JP elle s’est heurtée à des murs encore plus durs que lui. Même si les performances passées ne présagent pas des performances futures, je me méfie de la dureté de JP.

Donc le titre de l’article fait du Figaro fait plutôt peur que ne rassure quand on voit ce qui est arrivé au fond Pegasus de Mustier début 2023 avec sa dureté en affaires.

JP rétorquera qu’il a préféré rendre l’argent que d’acheter à vil prix. Chacun se fera son  idée…

Dur en affaires, c’est donc à voir si c’est positif ou négatif vu le soufflé déglonflé de Pegasus.

Mais tâcheron le JP, ça c’est certain ! De 8h à minuit parait-il ! D’ailleurs il le dit lui même, c’est une mission, on pourait presque penser que ça relève du sacré. Il veut sauver ATOS et quitte à sacrifier les actionnaires.

Ça change de Meunier qui était en permanence au tel avec ses avocats ou au restaurant.

McKinsey pas pour lui le JP. Et il a eu l’intelligence de comprendre que ces nuées de consultants fournissaient la presse en rumeurs. Et ça il dit stop aussi. Plus de rumeurs. Est-ce la fin du blog ? 😀

Il a confiance en lui le monte et ça c’est déjà un gros effet placébo pas négligeable.  Il a quand même des trophées réussi à déboucler les 60Md€ de positions de Kerviel en juste deux jours en 2008 (quel con ce Bouton quand on y repense. Ils auraient pu limiter la casse à 500M€ si ça avait été fait sur 10 jours et ce serait Mustier qui aurait pris sa suite. Comme quoi un destin se joue à peu de choses, Kerviel pyromane et Bouton pitoyable pompier.

Donc Mustier se présente vraiment en chef d’Atos, un chef au ton très martial, d’où l’image d’illustration, avec un ton style « c’est comme ça et pas autrement »« j’ai une mission »… un ton de communication qui est donc aux antipodes de Bertrand Meunier, avec une feuille de route détaillée et expliquée, et je serais presque tenté de dire avec pédagogie si ne se mêlait pas un peu de démagogie.

Cela change et ça donne envie d’y croire. N’oublions pas que cette interview et son contenu été organisé par l’agence de communication « Agence 7 ». Mais sans aucun doute il reflète quand même la touche personnelle de Mustier et ça donne envie de connaitre les intentions là où avec Meunier tout était d’une platitude niaisement prévisible…

On sent au-delà de l’orchestration par l’agence de communication, une réelle envie de communiquer de Mustier, exercice qui semble ne pas lui déplaire, contrairement à Meunier qui détestait tout ce qui concernait la communication (sauf pour se faire réélire), volonté confirmée par déjà deux entretiens avec l’UDAAC. Quand à Alix on ne sait pas s’il a été reçu.

Donc énorme progrès dans le relation avec les actionnaires, il faut positiver là-dessus à défaut de la feuille de route pas très glamour qui parle surtout de dépeçage, ce dont le blog vous avait prévenu et bien avant l’article du Figaro qui avait fait prendre 20% à l’action durant 24h pour les reperdre ensuite.

L’ACTIONNAIRE DINDON DE LA FARCE, VERS UN LUNDI NOIR OU SIMPLE RAPPEL ?

Comment va réagir la bourse ce lundi 8 janvier à la fameuse phrase en début d’article ? Personnellement, si la vente à découvert n’avait pas arrêté, je vendrais au marché à l’ouverture et je vois une grosse séance de baisse entre -5 et -10%.

En effet dans cet interview, tout le monde en prend pour son grade, y compris et surtout les actionnaires avec la fameuse phrase :

« Nous travaillons pour ajuster la stratégie du groupe, explique au Figaro cet X-Mines, pour sa première interview depuis son arrivée aux manettes d’Atos. Notre priorité, c’est la poursuite de l’intérêt social d’Atos, au bénéfice de ses employés, de ses clients, de ses créanciers et de ses actionnaires, dans cet ordre-là. »

Cette phrase est somme toute assez banale de prime abord et l’ordre assez . Sauf que absolumenet rien ne l’obligeait à dire cette phrase, rien ne l’obligeait à la dire en début d’interview. Ce qui est moins banal c’est l’étrange insistance de Mustier à préciser « DANS CET ORDRE-là ». Car cette précision, et tout le monde l’a compris, voulait uniquement préciser « les actionnaires viennent en dernier ».

Pour le coup, là le message est très clair : « le cours de l’action n’est pas ma préoccupation« , un peu comme lorsque les nouveaux dirigeants d’Orpea avaient dit « les actionnaires doivent s’attendre à une dilution énorme » conseil pas écouté du tout puisque à l’époque l’action cotait 5€ je suis là pour sauver la société. j’ai dit dans des threads face à des interlocuteurs qui m’insultaient qu’il était possible de sauver la société, mais par la société et le cours de l’action. D’où ma Recomap amateur et à vocation Ludique de 2€ à 3.50€ à échéance 6 mois, après de probables dilutions multiples, AK et conversions de créances en actions.

Le message semble être « je suis arrivé en mai quand la cata était déjà là. Les actionnaires portent une part de responsabilité importante en ayant prorogé durant des années un board pas à la hauteur. » J’en vire 5, j’en garde 2 + un obligatoire, l’indéboulonnable Louis Farès qui a eu droit à une résolution Ad Hoc, la résolution 24 pour proroger éternellement son mandat d’administrateur salarié. Louis Farès n’est pas difficile, il vote ce qu’on lui dit de voter, il lui reste 3/4 années avant la retraite avec un salaire de 10 000€.  Pourquoi faire du zèle.

 

Les pourparlers avec Daniel Kretinsky «prennent plus de temps que prévu»

Comprendre  :

On a demandé une remise d’environ 300M€ à Daniel Kretinsky et Kretinsky, lui refuse fermement la proposition, et campe sur zéro remise hormis le fait que n’ayant plus à investir de force dans Eviden, il retire simplement 150M€ du BFR pour le faire passer de 1000M€ à 850M€ .

Le deal, lui, a déjà été signé. Denis Olivennes l’a dit en public, « Daniel a en main un accord signé et il est juste d’accord pour simplifier le paiement en supprimant les 7.5% et en diminuant le BFR de l’équivalent. »

Cela fait un certain nombre de mois que nous négocions. Il faut qu’on arrive à conclure rapidement mais nous n’avons pas fixé de date limite pour ne pas nous mettre dans un goulot d’étranglement. »

FAUX : ce que l’on m’a dit : « Kretinsky n’est pas obtus à 10 jours près par rapport à la date annoncée du 31/12 du si le deal a une réelle chance de se faire, mais si les discussions stagnent, il se retirera vers la mi-janvier.

Mon avis : Si Kretinsky fait une remise, cela brisera son image de négociateur acharné pour les prochains deal. Kretinsky fera une remise symbolique de 50M€ maxi.

L’augmentation de l’offre sur le deal Casino était dans le cadre d’une concurrence entre deux offres Kretinsky et 3F menés par Xavier Niel. Là il n’y a que Kretinsky.

D’autre part l’augmentation de prix avait été de 150M€ sur 1Md€ soit 15%, ce qui n’était pas énorme non plus. Si on applique ces 15% sur 850M€ de BFR, ça ferait une remise de 127M€, loin des 300M€ espérés par Mustier et Paul Saleh, le nouvel homme fort de Atos.

 

LE DEAL AIRBUS

Les discussions avec Airbus sur BDS sont, elles, plus récentes, mais le dirigeant se montre beaucoup plus confiant sur ce dossier que sur les deux autres. A-t-il reçu des garanties que l’exécutif et notamment le ministère de la Défense ne s’opposeront pas à la cession des actifs stratégiques (nucléaires et militaires) présents dans BDS à Airbus, groupe jugé par certains comme trop allemand ? « Nous n’aurions pas annoncé ces négociations avec Airbus si nous avions un doute sur la capacité de cet accord d’aller à son terme, sans qu’aucune partie prenante ne s’y oppose. Le seul élément qui pourrait faire échouer cette cession serait un désaccord financier », glisse Jean-Pierre Mustier.

FAUX :

-Airbus n’a pas glissé un mot de ces négociations sur son site internet corporate, négo qui sont à un stade peu avancé sans même une moindre lettre d’intention, mais un simple courrier avec une marque d’intérêts. Très loins de négo exclusives. Nous avons déjà fait un article à ce sujet.

-Il n’y a pas de Due Diligence sans lettre d’intentions. Atos parle surement de mise à jour des chiffres 2023 par rapport à la Due Diligence déjà réalisé en début d’année dernière. Je ne connais pas d’entreprises qui feraient deux Due Diligence dans les même 12 mois. Due Diligence déjà réalisée. Reste juste à faire une mise à jour des chiffres 2023.

-Paul Saleh dans un call à tous les cadres dirigeants d’Atos USA a dit que Airbus n’était pas très convaincu de la valeur des HPC et concernant la Cyber, était surtout intéressé par MCS pour ce qui est de la cybersécurité et qu’Atos s’évertuait à les convaincre d’acheter la totalité de la Cyber. Je rappelle que la division MSS, Managed Secured Services vend 50% de son CA à TFCo et l’acquéreur sera très TFCo dépendant.

Graphe issu d’un slide de présentation de BDS à usage externe
En ce qui concerne les HPC, Airbus ne semblerait pas convaincu du potentiel, et la tache d’Atos va être de les convaincre que si l’activité n’est pas rentable actuellement, elle va le devenir prochainement.
On a donc plusieurs mensonges, dans la phrase « Nous n’aurions pas annoncé ces négociations avec Airbus si nous avions un doute sur la capacité de cet accord d’aller à son terme. »
-un acquéreur pas convaincu d’acheter l’ensemble et
-300M€ d’écart entre le prix que serait prêt à mettre Airbus et le prix que veut Mustier et
-un prix en valeur d’entreprise qui ne correspond pas au cash qui va rentrer dans les caisses mais entre 1.2Md€ et 1.5Md€ de cash plus des passifs, sachant que le prix sera celui de la fourchette basse selon toutes les sources proches du dossier, donc 1.2Md€. Pauvre Hervé Lecesne. Pourquoi est-il si naïf à y voir 2Md€…
D’ailleurs, à ce sujet, Mustier a l’honnêteté, vertu que Meunier n’avait pas, de dire que s’il y avait échec des pour parlers, ce serait sur le prix. Mais il est facile de pour Airbus de dire « OK, vous voulez nous forcer à prendre le tout ou rien, donc « c’est tant pour le tout » et ce sera dur de savoir si le deal aura échoué pour le prix ou parce que Airbus n’était pas intéressé par certaines parties et que Atos lui a forcé la main.
Enfin en conclusion, rappelons-nous que cet interview a été orchestré par une grande agence de comm Agence 7 et que vous imaginiez que Mustier allait dire « je suis très pessimiste pour le deal » alors que le 3 janvier Atos venait d’exprimer des grosses réserve sur la réussite du deal Kretinsky. Ca aurait fait un peu apocalypse.
Selon moi la probabilité de réussite du deal n’est pas supérieure à 50/50 et ma conviction est à 95% que le deal ne sera pas supérieur à 1.5Md€ valeur d’entreprise, soit 1.2Md€ de cash dans les caisses de Atos, ce qui serait un pis-aller compte tenu de la situation actuelle. Et cette conviction vient aussi de discussions avec des ex-Atos très très connaisseurs du dossier et ayant encore des contacts internes à haut niveau.
Voilà un exemple concret de décryptage de la phrase : « Nous n’aurions pas annoncé ces négociations avec Airbus si nous avions un doute sur la capacité de cet accord d’aller à son terme. » 
En gros Mustier ment beaucoup plus subtilement et plus élégamment que Meunier et ses « il n’y aura pas d’AK », ou « nous ne vendrons TFCo qu’il y a création de valeur… ». Ca reste du mensonge mais c’est plus élégant et nettement moins violent qu’auparavant.
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La conciliation, pas une menace. En effet, il y a de grandes chances qu’elle intervienne.

Mercredi, Atos évoquait la possibilité de demander la protection du tribunal de commerce, par l’ouverture d’une conciliation ou d’une procédure de sauvegarde. «Ce n’est pas une menace, assure Jean-Pierre Mustier. »
Sauf que le discours est ambigu. Dans le call des cadres dirigeants aux USA, Paul Saleh disait « ne vous inquiétez pas, c’est juste pour mettre la pression sur les banques ». Donc si, bien une menace.
Mais ça c’est en interne.
Les connaisseurs du dossier pensent de manière quasi acquise qu’une conciliation aura lieu courant février après le renouvellement soi-disant automatique des 6+6 mois du prêt de 1500M€ le 29 janvier, dont une des clauses suspensives est le défaut.
La conciliation aura lieu pour faire passer le deal Kretinsky si Atos capitule (comme dit plus haut, je ne vois pas Kretinsky capituler, autrement que sur une somme symbolique) et/ou pour faire passer l’AK que David Layani pourrait bloquer à lui tout seul. Ce serait une occasion en or pour Atos de diluer David Layani « en la lui faisant à l’envers ».
Donc en interne, on dit que c’est juste pour mettre la pression sur les banques et en externe, tout le monde pense la même chose côté PP pigeons, mais légalement parlant tout le monde aura été prévenu, à la fois par le communiqué du 3 janvier où le mot protection de la justice (comprendre procédure collective) est écrit. En gros si une conciliation arrive tout le monde aura été prévenu, mais pour les employés on leur dit que c’est virtuel pour pas qu’ils démissionnent tous en masse. Si la conciliation est courte, 2 à 3 semaines et qu’elle est là juste pour valider soit la cession à Kretinsky, soit l’AK, soit les deux, ça fera un petit -40%, mais ca tuera pas la société, bien au contraire.
Je suis pour une restructuration de la dette et des capitaux propres. Le nouveau discours va déjà plus dans ce sens, mais le cours suivra à court terme (6/12 mois) une trajectoire inverse. Pour l’instant Orpéa est à 0.017€ et la société continue normalement son activité, n’a pas connu de dépôt de bilan. En gros, la société est assainie, les personnes âgées ont leur ration de couches, seuls les actionnaires sont le dindon de la farce. Mais les couillons aussi, car le management les a prévenu lorsque l’action valait 5€ que la dilution serait massive !
Mon message à la lecture de cet article est donc : laissez la société se sauver et sauvez-vous de l’action.

LA DÉMISSION DE PROGLIO

la démission du conseil de René Proglio, qui s’opposait à la stratégie du groupe, au point d’avoir écrit une lettre au gendarme de la Bourse. « Les administrateurs ont un devoir de loyauté et de confidentialité », 
Faux : la confidentialité s’arrête du moment que l’on a connaissance d’un délit.
Si le PV de Giraud du 31 juillet a été réécrit par Darrois comme le dit Marc Endeweld dans son article et les PV des 12 conseils rédigés rétroactivement et pas sincère, le signalement AMF de Mr Proglio était dans l’intérêt des actionnaires. Voir article Lettre A.
Jamais de la vie le devoir de confidentialité doit empêcher un membre du board de faire son job de contre-pouvoir quand tout déconne grave. Sinon on vide de sa substance le rôle de contre pouvoir du board face aux dirigeants.
Merci de votre courage Mr Proglio et tous nos respects.
Que disent de Mustier les Atossiens et les proches du board ?
JP est un bosseur. Il répond aux emails dans les 5 mn qui suivent et il prend les décisions lui-même sans passer par McKinsey. Changement radical depuis le départ de Meunier. Ça en secoue certains !
Il y a un changement énorme face à Meunier. Il ment nettement moins déjà. Donnons-lui le bénéfice du doute. « Il faut toujours donner sa chance au produit » (LVSJM)
Moi je reste sur le fait qu’il a la classe avec sa cravate rouge, mais j’ai pas encore digéré « le coup de fil à un ami », le PDG de Générali maison mère de Sycomore pour bloquer la fronde de mai dernier. Ça c’était un sacré coup en dessous de la ceinture. Donc désolé JP, vous allez encore entendre un peu parler de Pégasus et de Kerviel quelques semaines 😀

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2 Comments on "Décryptage de l’article-interview du FIGARO – Jean-Pierre Mustier se présente en « chef de guerre » et « en mission » pour sauver ATOS [Article-blog]"

  1. Bonjour, pourquoi vous parlez toujours de « mensonge » alors que les décideurs élaborent des stratégies de communications. Quant à « D’où ma Recomap amateur et à vocation Ludique de 2€ à 3.50€ à échéance 6 mois, après de probables dilutions multiples, AK et conversions de créances en actions » vous plaisantez ? Atos a 10 euros fin janvier, c’est possible. RV pris.Cordialement.

    • Parce que mes infos en interne me disent le contraire, que le deal avec Airbus est très très incertain et que s’il devait se faire ce serait UNIQUEMENT sur le bas de la fourchette, voir en dessous du bas de la fourchette, qui est une fourchette Atos est non pas consensuelle car à ce jour Airbus n’a rien confirmé à ce sujet. Zéro communiqué ni communication.

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