L’ascension express d’une représentante CFDT Atos cristalliserait des tensions (Article-blog)

La lettre A a publié un article d’un fait interne à ATOS SE et ce fait divers semble intéresser les actionnaires au vu des réactions sur les forums ce 24 mai.

Nous étions au courant de ce « fait divers » depuis une semaine, ayant aussi reçu une copie de l’email circulant en interne, mais s’agissant d’activités syndicales, nous avions jugé que les affaires privées se règlent en interne, MAIS surtout nous n’avions pas de possibilité d’en vérifier la véracité.

La lettre A étant un média professionnel, nous imaginons donc qu’ils ont eu vérifié les allégations concernant les chiffres et avons décidé de publier l’alerte lancée en interne

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A la base de cette affaire, il s’agit de la promotion de la n°1 de la CFDT Atos qui selon le lanceur d’alerte était payée 40 000€ par an et serait passée à 120 000€ pour faire alégeance à la direction, soit 80 000€ d’augmentation.

La Lettre A dans son article qualifie ces faits de « se mettre la CFDT dans sa poche » et que moi, contributeur du blog Atos avec plus de liberté éditoriale, si ces faits étaient avérés, j’aurais dit « acheter la CFDT ».

Voici l’alerte telle qu’elle a été envoyée au blog Atos.Bourse :

 (conformément à la loi N°2022-401 du 21 mars 2022 et précédentes relatives à la protection du Lanceur d’Alerte )
Depuis 2021 , il y a un « conflit d’intérêt » entre la direction ATOS  (M. ESTRADE (ex DRH) ,Mme VERSTRATEN (DRH en poste) et M. TRICAUD (Directeur général France)) d’une part, et la coordinatrice CFDT Alia Iassamen et la fédération F3C-CFDT représentée par Marie Buard, d’autre part.
Après plus de 5 ans d’activités syndicales à plein temps , Alia Iassamen est propulsée CLIENT PARTNER sur le compte LA POSTE en 2021 (poste stratégique et très convoité dans l’activité ATOS) sans aucune expérience ni formation ou référence dans le domaine.
 A cette occasion un avenant a été immédiatement signé permettant une évolution de salaire de 40.000€ à 120.000€ (salaire multiplié par 3 ) et sa position hiérarchique passe du GCM niveau 4 à niveau 7, accompagné d’une transaction de 100.000€.
Pourquoi ce traitement de faveur pour Alia Iassamen ? Alors que des dizaines de salariés méritants attendent des promotions et des augmentations bien moindre.
Quelle est la contrepartie de ce deal ?
Rappelons qu’Alia Iassamen devait être licenciée en 2019 suite à une enquête de conformité interne en application du code éthique ATOS pour harcèlement de certains délégués syndicaux de sa propre organisation syndicale CFDT.
Ainsi, la direction fluidifie le dialogue social avec la coordination CFDT et la fédération F3C-CFDT en achetant la modération du syndicat au détriment des intérêts des salariés ATOS y compris les délégués syndicaux harcelés et dénigrés par Alia Iassamen.
En plus, dans ce deal la fédération F3C-CFDT a touché des sommes substantielles et a négocié un accord avec la direction ATOS pour dispenser et soustraire les coordinateurs CFDT des sanctions résultantes en 2019 de l’application du code éthique ATOS  en vigueur.
Ce règlement essentiel et vital pour le fonctionnement de l’entreprise, pour la crédibilité interne et 
externe de l’entreprise  est censé  s’appliquer sans distinction à tous les salariés.
Or, la direction n’a pas pris en compte le rapport de l’enquête et apréféré soudoyer la coordinatrice CFDT au lieu de la sanctionner tout en prenant soin de signer un accord avec la fédération F3C-CFDT pour ne plus utiliser le code éthique contre la coordination CFDT exclusivement.
En contrepartie, la coordinatrice Alia Iassamen  aide et soutient la direction ATOS dans la validation de ses projets et dans la signature des multiples accords !
c’est ainsi que la première organisation syndicale chez Atos s’est mise au service du MEDEF, au détriment des intérêts des salariés.
Après quelques mois dans sa mission opérationnelle, le client LAPOSTE s’est plaint du mode de communication et du comportement d’Alia Iassamen. Elle est sortie de la mission, sans aucun reproche de la part de sa hiérarchie. Ses collègues sur le compte de LAPOSTE se sont également plaints de sa tyrannie et ont passé des mois difficiles en travaillant à ses côtés.
« Pour la remercier », la direction lui a accordée une formation dispensée à l’école POLYTECHNIQUE-X d’un montant conséquent afin de permettre à Alia Iassamen d’intégrer les hautes directions EVIDEN tout en gardant son mandat « très utile pour elle et la direction » de coordinatrice CFDT.
Alia Iassamen pratique des pressions, menaces et représailles sur plusieurs salariés, y compris des représentants de la direction et des élus de sa propre organisation syndicale en toute impunité et aux yeux de tous.
De plus, beaucoup de transfert d’élue CFDT vers eviden sans raison opérationnelle afin d’aider Alia Iassamen dans sa mission.
Pire encore, elle dénigre et insulte ses collègues en mettant en avant le fait qu’elle soit protégée par Mme VERSTRATEN (DRH) et M. TRICAUD (Directeur général FRANCE)
Il est important  d’attirer l’attention sur la gravité des faits qui comportent des préemptions :  
– d’emploi fictif CLIENT PARTNER avec une augmentation réelle de 80.000€ par an depuis 2021
– de corruption
– de conflits d’intérêt
– de prise illégale d’intérêt
– d’abus de bien social
– de délit de favoritisme
– de traitement inégal, non équitable et de discrimination des autres salariés notamment par l’application différenciée du code éthique et de la politique d’évolution des salariés.
Ces types de comportements initié avec la complicité et la duplicité de certains dirigeants nuisent gravement aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.
ATOS doit revenir à un fonctionnement sain aussi bien côté direction que côté CFDT dans l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés.
Stratégies Hasardeuses de nos décideurs : copinage syndical,trafic d’influence,spinaker,spring,syntel,aral,matisse,scission … jusqu’ici TOUT VA MAL
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Cet email a été retranscrit dans son intégralité, via un simple copier-coller.

 

En aucun cas il ne signifie que nous cautionnons comme réalité le contenu de l’alerte.

 

Nous ne sommes pas des journalistes, mais un petit blog, par contre nous supposons que La Lettre A a vérifié la fiabilité des informations avant d’en faire un article, raison pour laquelle nous le publions.

 

À NOTER QUE LA LETTRE DONNE DES CHIFFRES PLUS PRÉCIS et parle d’un salaire passé de 36300€ à 99800€, soit un peu moins que le lanceur d’alerte.

 

Nous donnerons libre parole aux personnes qui voudront nous donner des compléments d’informations, des démentis ou des contre-version argumentées, ou tout simplement tout complément d’information utile pour la compréhension par les lecteurs.