ATOS : Le Figaro confirme les informations du blog sur une possible vente de BDS à AIRBUS [article LE FIGARO] + [Préface-blog]

Titre: Airbus revient en force dans le dossier Atos.

Cela va beaucoup contrarier Soleil78 qui en plus de trouver que les CP de Atos en ce moment ne sont pas très glamours, déteste le dépeçage 😀 . Pauvre Soleil78, en plus de perdre de l’argent sur Atos, elle n’est pas gâtée par l’actualité ;-).

Néanmoins, concernant l’articleDu Figaro ci-après  qui confirme les dires de nos deux derniers articles-rumeur, nous restons sur notre position que selon nos rumeurs Thalès est partie prenante du dossier, soit en reprenant Big Data, soit via une partie du tout, soit via une part dans une coentreprise avec Airbus qui rachèterait dans ce cas l’ensemble et vendrait une part correspondant à Big Data dans la filiale d’Airbus qui deviendrait une co-entreprise.

Selon nos informations, la R&D de Big Data serait délocalisée de Clayes à Elancourt avec malheureusement un plan social. Je rappelle pour ceux qui ne lisent le blog qu’occasionnellement que Big Data qui avec la bombinette de LeMaire et de la DGA en devient obsessionnel alors que 44 essais ont été faits en conditions réelles à Mururoa avec 1000 fois la puissance de Hiroshima, mais il en faut toujours plus pour une bombe qui a vocation à ne jamais être lancée… (c’est mon coup de gueule habituel), je disais donc, qu’en plus Big Data grève les comptes de Eviden en ne rapportant rien, voir en coutant un peu à Eviden. Décidément, les chiffres négatifs, c’est très tendance chez Atos…

Donc, nous maintenons que selon nos sources, à prendre avec les réserves d’usage, contrairement aux propos du Figaro, Thalès est aussi impliqué dans le deal d’une façon ou d’une autre, soit à titre d’acheteur de Big Data, soit à titre de coentreprise, soit à titre de partenariat avec Airbus, sauf si à l’insu de nos contacts qui ne sont pas infaillibles (d’où le fait que nous précisons bien désormais que nos rumeurs sont à vocation ludique), Airbus avait fait à la dernière minute une offre sur Big Data pour laquelle Thalès n’aurait pas voulu renchérir.

Quant à la division de BDS que j’appelle parfois « la cyber du pauvre » et qui avant l’achat de Bull était dans TFCo, la logique voudrait qu’elle retourne à TFCo en déduction du BFR puisqu’un peu plus de 50% des ventes sont pour TFCo, donc hyper TFCo dépendantes et créant un malus sur la valorisation, puisque dans le cas où TFCo ait un accident de la route, c’est 50% des ventes qui partent en fumée. Donc sauf si Airbus a un besoin important de cette division, Kretinsky aurait intérêt à lever le doigt.

Au final, ce qu’il faut retenir, c’est qu’Atos va se retrouver amputée d’un côté de TFCo et de l’autre de BDS. Double double peine, double perte…

Car je rappelle que si dans notre plan Refocus Not Split, de mi-aout, si nous avions envisagé la vente de BDS, c’était pour garder TFCo. Là, c’est l’un sans l’autre !

Et le tout à un prix, (vous le découvrirez bientôt) à des années-lumière que ce que vous avez pu voir dans la presse en janvier et février 2022.

Nos estimations :

BDS hors managed secured services environ 850M€ à 900M€

Division Cyber high-tech : 700M€ à 750M€ (MOP 8 à 9%)

Big Data : 150M€ à 200M€ env. (il y a 200M€ d’investissements prévus depuis le 14 juin 2022 jamais réalisés à l’instar du plan TFCo). (MOP 1 à 1.5%)

Managed secured services : 450M€ env. (MOP 6 à 7%)

Ces estimations sont très au-dessus des valeurs évoquées en cas de nationalisation de BDS.

 

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COPYRIGHTS LE FIGARO

Airbus revient en force dans le dossier Atos

L’avionneur européen s’intéresse de près au rachat de BDS, qui regroupe les activités cybersécurité, big data et supercalculateurs.

La gigantesque partie d’échecs qui se joue autour de l’avenir du groupe Atos se poursuit, et la liste des joueurs tournant autour du plateau évolue aussi rapidement que le placement des pièces. Depuis l’arrivée de Jean-Pierre Mustier à la présidence du conseil d’administration d’Atos mi-octobre, après le retrait de l’historique Bertrand Meunier, certains acteurs font leur retour dans les discussions.

C’est d’abord le cas de David Layani, le PDG du cabinet de conseil et services en technologies français Onepoint, devenu depuis le 1er novembre le nouvel actionnaire de référence d’Atos. Le dirigeant continue d’avancer ses pions, en annonçant mercredi soir être monté à 11,4 % du capital et des droits de vote de la société. Il demande désormais trois sièges au conseil d’administration afin de pouvoir peser sur toutes les tractations en cours.

De multiples oppositions

À commencer par les « négociations exclusives avancées » que poursuivent activement Atos avec Epei, le holding de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky pour la vente des activités historiques d’infogérance d’Atos, regroupées dans une entité baptisée Tech Foundations. Les termes de l’accord initial tels que négociés par Bertrand Meunier et présentés le 1er août, ont changé : la vente de Tech Foundations à Epei n’est plus liée à une prise de participation de 7,5 % au capital d’Eviden, l’autre société issue de la scission prévue d’Atos. Pressé par l’ancien président du conseil d’administration d’Atos, Daniel Kretinsky avait accepté de participer, à hauteur de 200 millions d’euros, à l’augmentation de capital de 900 millions d’euros dont Eviden a besoin pour assurer son développement et faire face à des échéances de dettes en 2025. Cette perspective avait soulevé de multiples oppositions dans la classe politique française.

L’arrivée d’Onepoint au capital d’Atos, s’affirmant prêt à assumer un rôle d’investisseur leader dans la future augmentation de capital, a permis de débloquer la situation. Les négociations se poursuivent désormais sur le niveau de prix et les conditions financières auxquels Atos pourrait céder Tech Foundations, et sur les contours du découpage des activités entre Tech Foundations et Eviden. Répétant s’inscrire dans une démarche de long terme, David Layani souhaite une revalorisation plus importante de Tech Foundations, pour en trouver « le bon prix ». Du côté des équipes de Daniel Kretinsky, on se contente d’indiquer que les négociations avancent. « Je veux veiller à ce qu’aucun actif ne soit bradé » ajoute David Layani, qui se définit dans un état d’esprit d’ouverture, notamment sur certaines cessions d’actifs, évoquées comme « des initiatives complémentaires en vue d’un plan d’augmentation de capital » en novembre par Atos.

Ce nouveau changement de donne a provoqué le retour en force d’Airbus dans le dossier. Selon deux sources interrogées par Le Figaro, l’avionneur européen est en discussions « avancées » avec l’état-major d’Atos pour acheter les activités big data et cybersécurité (BDS), aujourd’hui logées dans l’entité Eviden. « Airbus et le conseil d’administration sont passés en discussion bilatérale, indique l’une des deux sources. Il n’y a aucun autre acteur en discussions. » Interrogé, Atos indique ne pas vouloir faire de commentaires et un porte-parole d’Airbus rappelle que le groupe « ne commente pas les rumeurs de marché ».

En février, le groupe aéronautique avait officiellement manifesté son intérêt pour prendre 29,9 % d’Eviden. Les deux groupes avaient alors entamé des discussions mais Airbus avait dû faire face à une levée de boucliers. D’un côté, certaines voix politiques sur la place parisienne jugeaient que la nationalité franco-allemande de l’avionneur soulevait un enjeu de souveraineté au regard du caractère stratégique de certaines activités de BDS, notamment le calcul haute performance à visée militaire. Par ailleurs, l’un des actionnaires d’Airbus, le fonds britannique TCI, avait fait pression sur Airbus pour renoncer à une opération qu’il estimait plus politique que stratégique. Mais l’intérêt d’Airbus pour les activités de cybersécurité, de cloud sécurisé et de supercalculateurs n’a, en fait, pas changé depuis tous ces mois. En dépit de l’abandon des négociations sur les 29,9 % d’Eviden, les deux groupes avaient d’ailleurs maintenu un partenariat pour travailler ensemble sur des offres de solutions digitales souveraines. « Maintenant qu’ils sont revenus sur le dossier, ils ne vont plus lâcher le morceau », assure un très bon connaisseur de l’avionneur.

Pour mener à bien sa feuille de route, le président du conseil d’administration d’Atos, Jean-Pierre Mustier, ne s’imposerait pas de date limite, selon une source proche du dossier, alors que l’espoir d’arriver à un accord définitif fin décembre avait été un temps évoqué. Si les négociations arrivent à leur terme, elles devront encore passer le feu d’une assemblée générale extraordinaire, promise aux actionnaires pour valider la cession de Tech Foundations. Certains d’entre eux, à l’instar de la société Alix AM (1 % du capital d’Atos) contrôlée par l’homme d’affaires Hervé Vinciguerra, ne désarment pas et restent très vivement opposés à cette vente, qualifiée de destructrice de valeur.

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/airbus-revient-en-force-dans-le-dossier-atos-20231214

 

 

3 Comments on "ATOS : Le Figaro confirme les informations du blog sur une possible vente de BDS à AIRBUS [article LE FIGARO] + [Préface-blog]"

  1. Mettre un A380 pour une photo de AIRBUS montre que vous ne connaissez pas cet avionneur .
    La fabrication de l’A380 a été arrêtée il y a plusieurs années(fin du programme 2019) . il ne représente pas le futur de AIRBUS .
    Et tant mieux si la situation de ATOS s’éclaircit.

  2. Ceci confirme le scénario de ventes à la découpe En 3 gros blocs (plus des accessoires).

    Un eviden amoindri a vocation à finir avec Onepoint. TDS vers Airbus, TFCO vers la Tchéquie.

    Si ceci est clair, ce qui est moins c’est que vaut Atos sachant que ceci dépend pour l’essentiel de la partie de la dette qui partirait avec TDS et TFCO et qui prendrait en charge les coûts de restructuration (un peu comme Casino, les pertes d’emploi ne sont pas dans les magasins mais sur le siège de Saint-Etienne).

    L’enthousiasme de la bourse me semble relever de l’exubérance irrationnelle.

    Sauf à aimer le poker acheter ou vendre à découvert est réservé aux amateurs d’émotions et de montagnes russes (cf. ORpea passer de 1€ à 1 cent en une journée)

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