Comme d’habitude, attérissage secoué dans « l’affaire Airbus » – Selon nos informations des négociations Atos-Airbus sont en cours avec Atos mais pas du tout au stade d’un accord [Rumeurs-blog]

 

Je rappelle que cette rubrique rumeur est à prendre avec un caractère ludique.

Tout comme Nicolas David de ODDO qui précise dans sa note du jour que l’épouvantail Airbus revient tous les 3 mois, nos informations font état de négociations préliminaires avec Airbus certes très réelles, mais pas à un stade avancé et encore moins des accords signés, ni des négociations exclusives entamées. D’où le fait que nous ayons repris notre photo de l’Hudson Bay, lorsque nous sentions, un mois avant la fin des négo en mars dernier, que tout n’était pas si rose.

« Le broker ODDO appelle d’ailleurs à la prudence quant à la rumeur Airbus: malgré les récents changements au sein du board et l’entrée de onepoint au capital, ‘il est resté clair que le scénario largement privilégié [est] celui d’une cession de TFCo et d’une augmentation de capital permettant de préserver largement l’intégrité du périmètre du groupe’. »

Ici l’objet de l’article n’est pas de parler de la fin des négos, comme en mars mais de rappeler qu’on est juste sur des négos… et les deux séances d’hier et aujourd’hui viennent le rappeler. Rien de signé, même pas de négos exclusives.

Airbus ne serait pas du tout emballé par le package proposé, à savoir prendre Big Data pour avoir la Cyber.

Je rappelle que BDS ne veut pas dire supercalculateur mais Big Data (B et D) + Cyber Sécurité (S pour security).

Enfin Big Data est divisée entre les HPC, les logiciels pour HPC, le Edge Computing et quelques applications pour l’AI. La seule chose qui a de la valeur sont les logiciels, mais c’est là qu’il y a la partie souveraine.

La Cyber, elle est divisée entre une cyber à faible valeur ajoutée, Managed Secured Services, mettre des parefeu Cisco derrière les serveurs et en assurer la maintenance quotidienne, et la Cyber ultra-technique encryptage décryptage pour laquelle Atos a un savoir-faire hérité de Bull, mais sur un petit périmètre de 300M€

Or pour récupérer ce petit périmètre, Atos propose le package BDS avec Big Data dont la MOP est entre 1 et 2% et donc, une fois les frais financiers et frais exceptionnels passés, en perte.

De plus, à cause du côté très allemand de la partie Airbus Space, la DGA voudrait que la partie HPC fasse l’objet d’une co-entreprise où seuls les équipes françaises d’Airbus aient accès. Compliqué pour un truc qui ne rapporte pas pour l’instant…  Donc il faudrait en plus rescinder BDS pour le « désouverainiser ».

Estimations :

Cyber high tech : 2.5x le CA : 750M€.  Managed secured services : 400 à 450M€. Big Data 150M€ le tout.

Par sûr que les acheteurs soient intéressés par Managed Secured Services car environ 53 à 55% des ventes sont pour des clients TFCo. Si TFCo ferme, l’activité s’effondre de 50%

Bref, il semble que le Figaro, quoitiden dans lequel Meunier a fait l’ensemble de ses interviews, n’ait pas été très regardant niveau sources, et que selon d’autres journalistes bien informés, même en OFF, ni Atos, ni Airbus n’a confirmé le moindre accord, ni même l’entrée en discussions exclusives, et même pas l’entrée en discussions tout court.

Par contre, entrée en discussions, oui il y a eu. Ca nos sources à nous, nous confirment en effet qu’il y a des discussions entre Atos et Airbus, mais Dassault et Thalès ont aussi été sondés.

D’ailleurs, nous l’avions annoncé bien avant le Figaro, preuve en est que le blog n’est pas un influenceur, lu par 4 à 5% des petits porteurs au mieux et ignoré des professionnels, car l’action n’a pas bougé sur nos rumeurs à nous et a pris 20% sur la rumeur du Figaro. On va donc voir si Atos va attaque Le Figaro au PNF pour ces informations grossièrement approximatives. Après, ils auraient aussi du mal à avoir des interviews 😀

Quant à moi, à part une petite ligne de 200 titres à découvert pour le fun, j’ai arrêté de trader cette valeur, car autant jouer au casino. Je comprends mieux pourquoi tous les analystes ont arrêté de la suivre, Atos c’est plus aléatoire qu’une série Netflix et ma Recomap publié hier, sera aussi très certainenement la dernière, donc il n’y aura probablement plus qu’Alpha Value et Oddo qui suivront Atos. Mais la patience de Nicolas David peut aussi prendre fin un jour  🙂

Donc notre rumeur est que l’info du Figaro n’était pas une info mais une rumeur et que les probabilités d’aboutir à un accord avec Airbus sont encore très incertaines à ce stade comme dirait Bertrand Meunier.

D’autre part, nous profitons de cet article pour préciser que nous avions oublié de mentionner une petite coquille dans l’article de Médiapart paru avant-hier soir, car c’était une info annexe à Airbus, mais les 500M€ à rembourser avant fin décembre, c’est avant fin décembre 2024 et pas fin décembre 2023 et pour être très précis, le 6 novembre 2024. Sacré Martine 🙂

Voici le cash estimé à fin décembre. A noter que le FCF négatif est ma propre estimation et va à l’encontre de Atos qui l’estime à zéro. Mais quand on voit le DG France nous dire que la MOP de Eviden est sous 5% (hors consolidation Syntel mais avec 60% de la Cyber à forte MOP) on ne voit pas comment le groupe serait à équilibre sur le S2 niveau cash.

Ensuite voilà :

 

 

1 Comment on "Comme d’habitude, attérissage secoué dans « l’affaire Airbus » – Selon nos informations des négociations Atos-Airbus sont en cours avec Atos mais pas du tout au stade d’un accord [Rumeurs-blog]"

  1. Merci pour tout le travail. Bon, j’ai un peu d’Atos en portefeuille mais que vous ayez tort ou raison, le blog est bien fait et vous y passez visiblement vos soirs et weekend. J’espère que vous aurez tort mais je ne doute pas de votre bonne foi !

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