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LES RATS QUITTENT LE NAVIRE… (CGT-ATOS) – Mais l’historien de la CGT n’est pas très clair (Brève-Blog)

Il s’agit d’un article hybride, à la fois le relai d’un article de la CGT et une petite précision pour leur historien qui pourrait laisser croire à une déroute de l’armée française.

Nous aimons bien les articles de la CGT. Déjà parce que le blog Atos Bourse est sensible aux photos d’illustration comme vous avez pu le remarquer (j’espère) et que leur dessinateur-humoriste est talentueux. D’autre part et même si nous l’avons déjà du, mieux vaut deux fois qu’une, leurs articles  même si très sarcastique sont souvent d’un réalisme très objectif et votre serviteur n’a pourtant jamais été syndiqué de sa vie.

Néanmoins après vous avoir laissé prendre connaissance de l’article, nous allons préciser un fait historique sur la Bérézina qui est une victoire de Napoléon et non une défaite, même si l’expression, elle entrée dans la langage français exprime une déroute.

 

LES RATS QUITTENT LE NAVIRE…

L’ancien premier ministre d’E Macron, entré au Conseil d’Administration lorsque le groupe était florissant et que T. Breton venait d’être nommé, par la grâce du Président de la République, au poste de commissaire européen a choisi de suivre son Destin National et quitte Atos, laissant au leur (de destin) les plus de 5 000 salariés Français, tel un Napoléon lors de la bérézina abandonnant ses troupes en rase campagne en une période où, après avoir bénéficié de ses conseils et de son entregent, la société se trouve en grande difficultés.

Courage, fuyons …

« N’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda bien d’intervenir ». (Jules Renard)

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POSTFACE

Monsieur l’historien de la CGT, soit vous prenez les actionnaires pour beaucoup plus érudits qu’ils le sont soit vous laissez à penser que la Bérézina est une défaite. Par contre il est vrai que si c’est une des rares victoires dans la retraite, à la suite de celle-ci Napoléon a abandonné son armée.

Donnons quelques précisions pour que les lecteurs comprennent votre message.

A l’hivers 1812, la retraite de Napoléon est en cours passer, mais il faut d’abord traverser la Bielorrussie moins hostile que la Russie et ralier la Pologne, territoire allié. Et pour ce faire, il va d’abord falloir franchir le fleuve La Berezina.

Plan schématique du passage de la Bérézina

 

Les russes ont dévancé Napoléon et pris le contrôle du pont à Borisov. Après multiple escarmouche, il n’est pas possible de se saisir du pont.

L’empereur décide avec l’aide des officiers hollandais qui vont aller dans l’eau glacée et y laisser leur peau de construire dans l’urgence un bon en bois en amont du pont, puis de simuler une attaque dans une autre zone pour attirer les troupes russes afin qu’elle ne bombardent pas les troupes françaises.

Le pont en bois est construit dans l’urgence, le fausse contre offensive est organisé et le vrai pont est dynamité ou bombardé pendant que les soldats traversent le pont de fortune. Des pilier s’effondrent le génie hollandais descent dans l’eau pour repositionner les pilliers et presque tous mourront de par l’eau glaciale. 45 000 soldats franchissent la Bérézina et les derniers mettent le feu au pont.

Mais il reste encore la Biélorussie à traverser et la Pologne et seulement 30 000 hommes menés par Murat d’abord (lui même désertera par la suite pour sauver son royaume de Naples, chacun pour sa pomme!!) arriveront en vie à Paris, l’autre moitié mourra de froid ou d’épuisement.

L’empereur lui quitte son armée à Smorgonie à l’approche de Vilnuis et « s’enfuit » sur un traineau » pour rentrer d’urgence à Paris pour éviter un coup d’état et laisse le commandement à Murat.

Donc l’expression Bérézina est décrite comme une catastrophe alors que si on voulait être fidèle à l’histoire c’est une fuite, mais elle fait partie des batailles gagnées par Napoléon puisque l’objectif de franchir la Bérézina et de couper la route aux russes a été atteint.

Par contre, l’empereur qui avait accompagné ses soldats dans la retraite, ayant l’occasion de trouver un traineau et des cheveaux frais à Smorgonie, achète discrêtement cet atelage et ayant le sentiment du devoir accompli et ses troupes en sécurité sur la rive droite de la Berezina, les abandonne pour rentrer tranquillement à Paris où il est cependant vrai qu’un putsch était en préparation.

On peut penser que le moral des troupes a été vivement affecté par le départ de Napoléon et explique en partie le fait que beaucoup de soldats se soient laissé mourrir d’épuisement, se sentant légitiment abandonné.

A titre personnel j’ai une vision très partagée de Napoléon, plutôt négative malgré certaines avancées importantes qu’on lui doit.

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En conclusion, une fois ces faits historiques étant précisés, oui Napoléon a laissé son armée livrée à elle-même et la comparaison de la CGT juste, même si elle fait appel à une érudition que peut de français possèdent.