Atos : Kretinsky prêt à payer plus cher Tech Foundations pour lâcher Eviden [CHALLENGES] + Préface-blog

PRÉFACE. 

« Pour lâcher le boulet Eviden ».  

Avec un Krétinsky ravi de quitter Eviden, on pourra dire décidément le mythe de la pépitisation d’Eviden aura fait long feu.

Les fausses rumeurs de véto de l’Etat après le désastreux Audit de Due Diligence avaient réussi temporairement à masquer la grotesque mascarade. Pourtant, un des collègues de Régis Soubillard l’auteur du présent article de Challenges nous avait déjà mis en garde que les auditeurs sur le fait que les auditeurs d’Airbus Alcaraz & Marsal avaient émis de multiples réserves.

À l’époque le blog avait 6 mois et un réseau quasi inexistant. Poussé par l’ensemble des membres du forum, nous avions tiré à boulet rouge sur Challenges, voire lapidé l’article de Challenges que nous aurions au contraire dû remercier de nous avoir mis en garde. Mon père me disait toujours « l’expérience est une école qui coute cher, mais c’est la seule où même les sots peuvent s’instruire ».

J’ai pu depuis pu m’apercevoir qu’au contraire Challenges très bien sourcé. Mieux vaut tard que jamais, nos plates excuses au nom du blog et de la communauté du forum pour avoir lynché Challenges ce jour-là.

TOUT EST DONC DIT DANS LE TITRE.

EVIDEN EST UN AGGLOMÉRAT DE DIVISIONS DONT CERTAINES SONT À PERTE COMME BIG DATA, ET UNE QUI TIRE LE TOUT, SYNTEL et Daniel Kretinsky est soulagé d’en sortir car il avait un risque que ses 180M€ se transforment en une dizaine de millions d’euros, plus les prises de têtes avec nos députés débiles obsédés par leur bombinette qui a vocation pourtant à ne JAMAIS être utilisée.

Je rappelle que j’aime à citer la MOP de Eviden hors Syntel, car Syntel n’est pas du tout intégrée dans Eviden, ils vivent en quasi autarcie. Donc il y a Eviden « groupe » et Eviden hors Syntel. Et ce Eviden hors Syntel ne FAIT QUE 3.2% de MOP. Donc EVIDEN EST UNE FAKE PÉPITE TIRÉE ARTIFICIELLEMENT VERS LE HAUT PAR SYNTEL.

 

 

Donc réjouit de ne plus avoir ces 180M€ à fonds perdus, Daniel Kretinsky a consenti une remise de 150M€ sur le chèque du BFR qui va passer de 1 Md€ à 850M€. Donc, par relation de cause à effet, l’AK devrait être de 750M€.

 

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Le groupe Atos a engagé des négociations exclusives avec Daniel Kretinsky pour modifier l’accord de cession sur la division Tech Foundations. Une opportunité pour le milliardaire tchèque qui souhaite sortir de son projet de montée au capital de la branche stratégique Eviden.

Les discussions entre Daniel Kretinsky et Atos entament leur phase finale mais l’accord ne devrait pas ressembler à ce qui était prévu initialement. Le géant français des services numériques a annoncé mardi avoir engagé des négociations exclusives avancées avec la société EP Equity Investment (EPEI) de l’homme d’affaires tchèque en vue de modifier les termes de leur accord de cession portant sur la division Tech Foundations, celle dédiée à l’infogérance.

Nouvel accord entre Kretinsky et Atos

Des sources proches du milliardaire tchèque affirment qu’il est prêt à offrir de meilleures conditions de rachat de Tech Foundations contre sa « non entrée » dans Eviden. Il cherche « à sortir de la perspective d’y entrer », expliquent-ils, rappelant que sa volonté première n’était pas d’y aller. L’accord initial prévoyait toutefois une prise de participation de 7,5 % de cette branche dite stratégique d’Atos. Les négociations à l’époque étant exclusives, aucun autre investisseur ne peut, pour le moment, se substituer au deal.

L’arrivée de Kretinsky au capital d’Eviden avait suscité de vives réactions politiques. Inquiets du risque de perte de souveraineté française dans les secteurs stratégiques du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs, des parlementaires de tous bords (PS, LR et RN) menaçaient l’exécutif de l’ouverture d’une commission d’enquête.

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Un message entendu par Bercy, puisque lors d’une audition au Sénat le 14 novembre, Bruno Le Maire a assuré que sa « seule responsabilité et croyez-moi, je l’exercerai avec toute la fermeté nécessaire, c’est de m’assurer que les activités stratégiques d’Atos restent sous contrôle français ». Le ministre de l’Economie excluait toutefois toute prise de participation de l’Etat au capital d’Atos.

Kretinsky, un « investisseur d’ancrage » pour Atos

L’entourage de Daniel Kretinsky avait confirmé à Challenges, à la fin du mois de septembre, qu’il était prêt à envisager toutes les options possibles au sujet de cet investissement qui n’était pas prioritaire à long terme dans ses acquisitions. L’homme d’affaires avait même adressé un courrier au ministère des Armées et à Bercy pour les assurer qu’il pourrait sortir du capital d’Eviden si d’autres investisseurs montraient, plus tard, un intérêt pour cette branche.

Le rachat de Tech Foundations par le milliardaire tchèque est, pour sa part, considéré comme acquis. Mi-novembre, lors d’une Keynote en ligne destinée aux 110.000 salariés, le DG d’Atos Yves Bernaert a qualifié Daniel Kretinsky « d’investisseur d’ancrage » et assuré que les négociations devraient aboutir avant la fin du mois de décembre.

Daniel Kretinsky et la direction d’Atos souhaiteraient conclure les discussions avant la fin de l’année. L’entreprise doit en effet refinancer deux milliards d’euros de dettes d’ici janvier 2025. Les négociations en cours avec les prêteurs sont conditionnées à la cession effective des activités historiques d’infogérance à l’homme d’affaires tchèque.

Atos sous pression financière

Le géant français est en effet dans une situation intenable. Le résultat net ressort à -600 millions au 1er semestre 2023, après une perte de 503 millions sur la même période en 2022. Sa dette nette ressort à date à 2,3 milliards d’euros et sa trésorerie est à sec. L’agence de notation S&P Global Ratings a d’ores et déjà abaissé lundi la note de crédit d’Atos de « BB » à « BB- », estimant que le risque de liquidité du groupe de services numériques augmentait. « Toute incertitude ou retard supplémentaires dans cette cession pourrait compromettre les négociations et accroître le risque de liquidité », souligne l’agence.

De son côté, le groupe Atos a affirmé disposer « des liquidités nécessaires pour faire face à ses obligations financières au cours des douze prochains mois ». Il a toutefois dit évaluer la possibilité d’accéder aux marchés de capitaux (dettes et actions) et envisager la vente d’actifs supplémentaires pour refinancer son plan d’augmentation de capital et ses échéances obligataires à 2025.

Layani dans l’ombre

Reste à savoir quels seront les actifs mis en vente. La réflexion porterait notamment sur la cession d’une partie d’Atos BDs (Big Data and Cybersecurity), une branche d’Atos à laquelle s’était notamment intéressé Airbus au début de l’année 2023, avant de renoncer, calmé par l’état des comptes et par les pressions gouvernementales, assez peu ouvertes à la reprise de cette branche stratégique par le géant franco-allemand…

De son côté, David Layani qui vient de prendre 9,9 % du capital d’Atos et levé 500 millions d’euros auprès du fonds américain d’investissement Carlyle n’a jamais exclu de monter au capital d’Eviden, une fois que la scission du groupe en ses deux entités sera actée.

https://www.challenges.fr/high-tech/pourquoi-atos-rachete-bull_136506

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1 Comment on "Atos : Kretinsky prêt à payer plus cher Tech Foundations pour lâcher Eviden [CHALLENGES] + Préface-blog"

  1. Merci pour l’article map

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